La boucle du Nord Thaïlande.

Au loin, si loin, Chiang Mai et Chiang Rai.

dimanche 13 juin 2010


Je rentre de cette grande boucle que l’on veut tous faire, Chiang Mai et Chiang Rai, le nord Thaïlandais. Voyager a aussi ses cotés désagréables. Il y a ces moments ou l’on perd un peu confiance, ou l’on doute de l’utilité de tant et tant de kilomètres. Ces moments où l’on a l’impression de ne plus découvrir. Alors je m’en débarrasse ici très vite de ces ombres, pour ensuite ne plus y penser.

La chaleur,

je crois que c’est le premier sujet de conversation entre voyageur. C’est franchement usant et fatigant. Il n’y a aucun moyen de vivre sans ventilateur ou clim. Alors quand la fatigue est vraiment trop forte, on se rue en général dans un supermarché Tesco, ou un Coffee shop pour quelques heures.

Les villes,

n’offrent pas le charme de nos architectures. Le béton est roi en Thaïlande. Une rue principale reste identique ou que ce soit en Thaïlande. Alors on se sent comme un peu blasé, voir parfois très déçu de venir dans ces villes mythiques et de ne voir que cela.

Les milliers de kilomètres.

Rassurez-vous c’est le troisième et dernier point négatif que j’évoquerai. Du nord au sud en ligne droite, la Thaïlande mesure 1500 kms. Mais très vite si l’on ne veut pas traverser ce pays somptueux, par les autoroutes, les distances se doublent ou triplent. Je viens de terminer cette boucle prévue de 1800 kms, en constatant que j’avais plus que doublé mes estimations, 4200 kms. Donc à ce moment, je comprend ou sont partis les milliers de Baths : dans le gas-oil. Les pneus s’usent ici plus vite qu’en Afrique. Je n’aurais fait que 25000 kms avec le train arrière neuf en arrivant à Kuala Lumpur, que je vais devoir changer...

Donc on additionne ces trois points et l’on a ainsi le secret d’un voyage réussit en Thaïlande. Acheter un gros ventilo pour la cellule, séjourner à 1000 mètres d’altitude ou en bord de mer, et limiter ses distances.

Avant de partir, j’avais acheté un guide relatif aux parcs nationaux de Thaïlande. Ce sont mes endroits privilégiés. On s’endort au chant de la jungle. On y est au frais. On y est seul (en semaine). On y trouve toutes les commodités nécessaires. J’ai donc régulièrement chaussées mes guêtres spéciales sangsues ces trois dernières semaines. On les avait oubliées ces compagnes du randonneur ! Le parc de Chaloen Ratanakosin sera l’occasion de passer quelques heures pour un casting dont les modèles sont chauve-souris et papillons. Je m’essaye au flash déporté sur les conseils de ma fille, Marion.

Les parcs de Mae Yong et Klong Lan me retiendront pour les cascades et les vues magnifiques, et pour ce phasme avec lequel je passerai quelques heures encore à comprendre comment fonctionne ce satané flash SB900 !

A Mae Saeriang l’architecture ancienne, si rare comme je le disais, me passionne, par son style birman. J’y séjourne deux jours au bord de la rivière et aux pieds du temple.

Pour définitivement m’écarter de la température, je monte au plus haut point de Thaïlande, à 2500 mètres. Il me faudra trois heures en première courte pour y arriver. Bucéphale n’aura jamais eu aussi chaud,il est 16 h, il tombe des cordes, et l’endroit est interdit au camping. Je suis écœuré, je loupe une des plus grandes vues de Thaïlande. J’ai roulé une journée entière et je dois redescendre de 20 kms pour me trouver un spot près d’une cascade, ou bien-sur il ne pleut plus et je rencontre quelques familles locales.

Je rejoins enfin Chiang Mai. C’est pour moi une ville comme une autre, je ne ressent rien de spécial et n’accroche pas du tout. Si peu que je me rends compte n’en avoir pas pris une photo. Voila, fallait-il y venir malgré tout ?

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